Garocamp #2 : bœuf bourguignon et rencontres.

Garocamp #2 : bœuf bourguignon et rencontres.

Le Garocamp vous connaissez ?

Nan ?

C’est l’évènement dédié aux professionnels de l’évènementiel organisé en marge du festival Garorock à Marmande. Il est organisé par l’Office du Tourisme du Val de Garonne et dure le temps de deux journées. Le temps nécessaire pour bien se retourner la tête et entrevoir le futur (parfois flippant) autour des évènements connectés et des transformations qu’engendre le numérique sur les festivals – entre autre- .
Je n’ai pas assisté à l’ensemble de propositions, j’ai simplement représenté ma structure sur la deuxième journée en mode speed-dating. Une expérience inédite pour moi.


Petit récit :

Me voici donc embarqué dans un moment 100 % « R & D », « B2B », startups avec de l’hashtag tout autour. Le principe est assez simple : mettre en relation professionnels de l’évènementiel et jeunes entreprises innovantes répondant aux nouveaux défis du numérique. Autant le dire tout de suite, j’y suis allé à reculons avec une bonne dose d’a priori. Mais l’excellente organisation et le formidable accueil des organisatrices ont eu raison de moi ; je me suis donc laisser prendre au jeu. Accompagné de deux collègues, je représentais ma structure, toute petite à côté des mastodontes que sont le Futuroscope ou le Brive Festival… un David à côté de Goliaths aux projets à l’exact opposé du nôtre.

Nous nous sommes présentés sur une petite scène, présentation elle-même diffusée sur twitter et Facebook en face d’une dizaine d’entreprises avec nos enjeux : si je devais résumer simplement, je dirais que nous recherchions de nouvelles solutions pour s’affranchir des géants du web, mettre en place une plate-forme de streaming vidéo ambitieuse ainsi qu’autour de « l’obsolescence programmée » mais j’y reviendrais une autre fois. Malgré des rencontres intéressantes, aucune entreprise n’a pu réellement répondre à nos attentes. Ce n’est pas très grave, car en contrepartie j’ai découvert de très beaux projets (des parapluies sonores, des vélos pour faire tourner un Sound system etc.).

Il était très intéressant de voir les propositions des sociétés présentes : réalité augmentée pour vendre un produit, analyser le comportement et les données d’un festivalier, mise en place d’une couverture wifi sur de grands espaces, collecte de datas divers et variés, bracelets RFID et cashless généralisé, lunettes pour analyser le regard des visiteurs. En résumé : fliquer pour mieux vendre. Je n’étais pas très à l’aise avec tout ça mais c’est une réalité qu’il ne faut surtout pas ignorer et garder un œil ouvert sur ces nouvelles problématiques puisqu’elles occasionnent de nouveaux obstacles à nos libertés. Assister à des spectacles ne relève plus du tout de la vie privée. Nous devenons des distributeurs à datas ambulants à des fins opaques… améliorer l’expérience du public ? A quel prix ?

 

Photos : https://www.flickr.com/photos/142201836@N08/
Site de l’évènement : https://www.garocamp.com/

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